Deuxième ligne

Cette fois, le cheveu blanc partait du haut de la tête. Entier, goguenard, vertigineux.

Les précédents semblaient des avortons à côté de lui, des semi-quelque chose qui oscillaient entre brun profond et grisé. Cachés sur les tempes, en deuxième ligne, derrière des mèches plus longues qui leur permettaient de végéter sournoisement en attendant de coloniser d’autres zones. Et de lui flinguer le moral tout à fait.

Comme on passe au peloton d’exécution, elle voyait sa tête se couvrir d’épais fils gris et ternes. Qui n’iraient pas avec son teint olivâtre aux yeux cernés, elle en était persuadée.

Elle arracha brutalement le signe de mauvais augure. Elle avait gagné. Pour cette fois.

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