La marquise

Sous la marquise

Le temps a coulé

Et marbré de vert

Le verre strié

Dans l’allée du potager

J’ai laissé mon enfance glisser

Sous la marquise

Ça fait un siècle en quatre

Que tu ne m’attends plus

Vieux monsieur aux yeux bleus

Je t’ai à peine connu

N’aie pas peur

Dans mon cœur

Les souvenirs s’aiguisent

Et soudain ils revivent

Sous la marquise

Puis la nuit

Puis la nuit arriva. Sur la ville. Sur son coeur. Ne miroitait que la lune, en kaleïdoscope de son espoir explosé. Tu sais que je serai toujours là, même quand ton sang aura rouillé dans tes veines, semblait-elle dire.

Son image était brouillée comme un tableau fauviste, éparpillée comme les gouttes qui perlaient su la fenêtre de toit.

Tu as eu tort de croire aux étoiles, reprit doucement la lune dans sa tête. Elles ne brillent que quand le ciel est dégagé. Elles se repaissent de clarté.

Ectoplasme

Je ne suis pas ton ectoplasme

Je ne suis pas ton cataplasme

Ni un drap blanc

Comme un écran de cinéma

Où tu projettes tes rêves sans mes sentiments

Et ta lumière sans mon ombre

C’est vrai que les coeurs solitaires

Souvent ne savent que se taire

C’est vrai qu’il faut accepter

Parfois de lancer ses filets

Sans rien espérer remonter

C’est vrai qu’il en faut du courage

Pour sortir la tête du mirage